
Frédéric Fontès
Je reviendrai vous en parler quand j'aurai le livre entre les mains !Toutes nos excuses à ceux qui ont eu une fausse joie : cette actu n’annonce pas le retour des Dossiers Dresden* en librairie, mais l’arrivée d’une nouvelle œuvre de l’auteur : Le Codex Alera.
C’est durant le premier trimestre 2010 que vous aurez l’occasion de découvrir le premier tome de cet ambitieux cycle : Les Furies de Calderon. Si vous étiez habitués aux aventures urbaines de Butcher, sachez que cette nouvelle histoire vous emmène vers un monde de Fantasy certes plus traditionnel, mais tout aussi garni de bonnes idées.
L’histoire se déroule en Alera, une nation assez similaire à l’Empire Romain, où chaque citoyen est naturellement doté d’un certain degré de contrôle envers les forces élémentales. Ces esprits, les Furies, sont ainsi plus ou moins au service de Monsieur et Madame Tout-le-monde.
Tout le monde ? Non. Car il semblerait que pour le jeune Tavi, la Force soit tout sauf puissante. Par conséquent, l’adolescent vit en marge d’une société qui considère cette tare comme une aberration. Fort heureusement, le garçon a une intelligence affutée comme un rasoir, qui lui permet régulièrement de se sortir du pétrin. Et cela lui sera d’une grande aide puisqu’un guerre civile se profile. Et lorsque les deux camps ont la possibilité de s’affronter en faisant appel à la puissance des Furies… ben, vous imaginez facilement les dégâts.
Et ce n’est là que le début de l’histoire ! Tavi a un destin hors du commun et de nombreux obstacles se dresseront devant lui… Si vous désirez en savoir plus, Max, l’un de nos forumeurs suivant la série dans sa version originale, se fera un plaisir de vous aiguiller sur le sujet consacré à Jim Butcher. Sinon, vous pouvez aussi consulter le site officiel de l’auteur, pas avare en info, et proposant gratuitement la lecture des deux premiers chapitres du livre. En anglais, cela va de soit. Les réfractaires, eux, devront attendre 2010.
Enfin, Dresden est de retour en 2010. Et je suis également curieux de découvrir sa nouvelle série, les Furies de Calderon !On vous avait promis de trouver une solution, la voici : les aventures d’Harry Dresden, le seul et unique magicien de Chicago, seront rééditées chez Milady !
Les multiples héroïnes d’urban fantasy de Milady n'ont qu'à bien se tenir ; car voici qu’un mâle vient marcher sur leurs plates-bandes ! Vous étiez nombreux à attendre la venue chez Bragelonne du sixième tome des Dossiers Dresden. L’attente arrive à son terme... mais nous déménageons le cycle de Jim Butcher chez Milady !
C’est respectivement en février, mars et avril 2010 que seront rééditées en poche les trois premières aventures d’Harry. (Ce système de sorties successives sera utilisé de plus en plus, comme on a pu vous le dire une ou deux fois.) Les tomes 4 et 5 suivront très rapidement, puis ce sera au tour du fameux inédit, Rites de sang.
Pour l’occasion, sachez qu’on reprendra les illustrations originales de la série, dues à Christian McGrath, qui a aussi réalisé les couvertures de la trilogie de Richard Morgan. Vous pouvez avoir une idée de son travail en allant visiter son site officiel.
Sur ce, rendez-vous en février (qui, soit dit en passant, verra également la parution chez Bragelonne des Furies de Calderon, du même Butcher) !
Comment noter un roman qui réalise un sans faute, du début à la fin ? Qui présente des personnages attachants, réalistes et d'une épaisseur rare ? Un premier roman, qui vous embarque de la première à la dernière page à un rythme parfait ? Qui ne fait jamais l'erreur d'en faire trop et qui nous offre un final parfaitement maitrisé ? D'accord, ce n'est pas un chef d'œuvre mais il mérite largement le 10. Ruez-vous sur ce livre le 12 Mars 2009 !
Michael Harvey est le créateur, l'auteur et le producteur exécutif d’une célèbre émission télévisée américaine Cold Case Files [à ne pas confondre avec la série TV de France 2]. Il vit à Chicago où il y est également propriétaire d’un bar. Il connait donc parfaitement le travail d’investigation sur les dossiers classés et sa ville sur le bout des doigts. Associés à une belle verve (belle adaptation de Leslie Boitelle), ces éléments permettent de proposer aux lecteurs un premier roman maitrisé de bout en bout.
"— Une Guiness.
Calé sur mon siège, je savoure le rituel. Le verre, bien frais, est coincé contre le cuivre. Le jet s’écoule proprement. Après avoir rempli ma pinte aux trois quarts, la fille la dépose sur une boite en bois au-dessus de la pompe et, le temps que le breuvage repose, elle vide un cendrier, prend commande d’un petit déjeuner irlandais et sert une Smithwick’s. Quelques instants plus tard, elle finit de remplir mon verre avec un trait de Guiness aussi doux et mousseux qu’une crème de jour."
"En toute logique, la flicaille de Chicago devrait m’attendre à ma porte. Au lieu de quoi, j’y trouve le journal dominical et une blonde du samedi soir. Pas forcément dans cet ordre-là.Différents ingrédients permettent de savourer ce cocktail, qui peut être interprété comme étant une très jolie déclaration d’amour d’un romancier à la ville dans laquelle il vit désormais. Difficile de ne pas évoquer Michael Connelly et son héros Harry Bosch qui navigue également dans les eaux sombres des dossiers classés.
Elle m’éparpille un sourire aux quatre coins du paillasson. J’avance d’un pas pour m’en imprégner au maximum. Elle n’a pas encore ouvert la bouche et je me dis qu’il vaut mieux en profiter… J’ai raison."
"Dans un silence soudain pesant, je sens le poids des années se matérialiser entre nous. Il ne s’agit pas de l’intimité amoureuse insouciante, ni d’une simple amitié. Une relation pareille ne peut se nouer qu’entre enfants. Peut-être l’avez-vous déjà vécue une fois mais, plus souvent, plus vraisemblablement, ça n’arrive jamais."Peut être qu’un des éléments clefs dans l’identification du lecteur au héros, Michael Kelly, se produit quand l’auteur l'utilise pour s’adresser directement à nous. Cela arrive une fois dans l’histoire, il nous prend à témoin et nous permet à l’évocation de ce simple fait de nous souvenir. Comment parvenir à faire comprendre à son lecteur la clef d’une relation à la fois simple et compliqué entre deux personnages ? En sollicitant le lecteur et en faisant appel à son expérience. Définitivement le type de passage qui va permettre de conquérir le lecteur et lui permettre d’avoir une confiance aveugle en ce personnage.
"Je croise les jambes. Elle m’imite en mieux."Et cette bienveillance va donner une petite touche particulière au roman. Ce mélange de douceur et de mélancolie va accompagner le lecteur du début à la fin et lui donner une seule envie : se ruer l’année prochaine sur The Filth Floor, second roman de l’auteur avec Michael Kelly, qui sera lui aussi publié par les éditions du Fleuve Noir.
Malgré quelques longueurs qui auraient fait gagner un rythme supplémentaire au livre, on se retrouve piégé tant on est fasciné par ce qui arrive à ce groupe. Malgré les nombreuses questions sans réponses, le roman nous laisse le choix d'imaginer le "pourquoi du comment", et c'est tellement rare qu'un auteur nous accorde ce genre de liberté ! Scott Smith propose un nouveau type de prédateur qui fait froid dans le dos, tant on se demande comment on pourrait l'affronter et le mettre hors d'état de nuire ...