jeudi 17 décembre 2009

La Malédiction de Marco Polo par James Rollins

Le nouveau roman de James Rollins, la Malédiction de Marco Polo,  paraitra le 14 Janvier prochain aux éditions du Fleuve noir.


Le site de l'éditeur : http://www.fleuvenoir.fr

Frédéric Fontès

Sous les Bruyères de Belinda Bauer (2)

Voici la couverture française et la présentation de l'éditeur pour le roman de Belinda Bauer, Sous les Bruyères, dont j'avais déjà évoqué la sortie à venir en novembre, ici.


Présentation de l'éditeur

Steven n'a que douze ans et pourtant, il entretient une relation épistolaire avec un tueur en série... C'est le moyen qu'il a trouvé pour en finir avec cette histoire familiale qui lui empoisonne l'existence. Car Steven en a assez de creuser la lande à la recherche du corps de son oncle Billy, disparu à peu près au même âge que lui. Persuadé que sa mère et sa grand-mère ne parviendront jamais à faire leur deuil, il entre en contact avec Arnold Avery, incarcéré pour le meurtre de plusieurs enfants dans la région à la même période. Pour Steven, Billy est forcément tombé entre ses griffes. C'est bien pour cela qu'il lui écrit une lettre énigmatique destinée à piquer sa curiosité. Et le stratagème fonctionne ! Le détenu lui répond, et tous deux instaurent une correspondance codée, afin de tromper la vigilance des gardiens. Mais Steven n'imagine pas dans quel engrenage il a mis le doigt. Car Arnold Avery n'est pas seulement un meurtrier rusé et sans scrupules, il est aussi joueur et s'ennuie depuis beaucoup trop longtemps dans sa cellule...

Biographie de l'auteur

Belinda Bauer est une auteure et scénariste anglaise installée au pays de Galles. Sous les bruyères est son premier roman. Traduction: Carine Chichereau

Le site de l'éditeur : http://www.fleuvenoir.fr/

Frédéric Fontès

le Sculpteur d'âmes de Raphaël Cardetti (2)

Je vous annonçais déjà en Novembre dernier la publication imminente du prochain roman de Raphaël Cardetti, le Sculpteur d'âmes,  avec sa couverture, désormais, je met à votre disposition la présentation de l'éditeur :

Le site de l'éditeur : http://www.fleuvenoir.fr

mercredi 16 décembre 2009

Jusqu'à ce que la mort nous unisse, de Karine Giebel


La montagne ne cachera plus leurs crimes très longtemps…
Vincent est guide de haute montagne dans le Mercantour. Il vit retranché dans sa solitude depuis que sa femme l’a quitté, cinq ans plus tôt, sans aucune explication. Un souvenir toxique, à l’image de l’ancolie, fleur somptueuse dont la brûlure est intolérable. Le seul remède qu’il a trouvé pour dépasser cette trahison est d’entretenir une réputation de Don Juan. Mais lorsqu’une jeune femme plus fragile que les autres se suicide peu après leur rupture, Vincent est sous le choc, et se marginalise encore davantage. Seule Servane, une nouvelle recrue de la gendarmerie fraîchement mutée dans la région, ne lui tourne pas le dos et parvient à pénétrer son univers. Fascinée par la montagne, elle lui demande de l’initier à ce milieu rude mais passionnant. Peu à peu, dans ces grands espaces et cette nature grandiose, les deux êtres solitaires vont se lier d’une amitié profonde... Mais la montagne sait aussi se montrer cruelle : le meilleur ami de Vincent est retrouvé mort au fond d’un ravin. Aux yeux de tous, un accident tragique, banal. Pourtant, le guide refuse de croire qu’il s’agit d’une chute mortelle, d’autant plus qu’il commence à recevoir, au compte-gouttes, de mystérieux messages anonymes semblant vouloir le mettre sur la piste du ou des assassins. Secondé par Servane, Vincent se lance alors dans sa propre enquête…


Cinquième roman de Karine Giébel, Jusqu’à ce que la mort nous unisse nous transporte
dans un cadre et un décor époustouflants que l’auteur décrit à merveille pour les avoir
longtemps pratiqués. La montagne devient un personnage à part entière, un véritable vecteur d’angoisse, auquel s’ajoutent de multiples rebondissements et une écriture addictive servie par un scénario hors des sentiers battus (à tous points de vue !).
Sur ses précédents livres :
« (...) Incontestablement, une auteure de thriller est née. » Livres Hebdo
« Un style simple, vif et tonique, délesté de toute lourdeur. » Direct Soir
« l’écriture est nerveuse et le roman se lit d’une traite. » Sud Ouest Dimanche
«Chiens de sang confirme le talent de Karine Giébel, maintes fois récompensée pour ses
précédents romans. » L’Humanité Dimanche


Jusqu’à ce que la mort nous unisse de Karine Giébel
THRILLER – ROMAN FRANÇAIS
490 PAGES - FORMAT : 140 X 225 – PRIX : 19 €



Karine Giébel est née en 1971 dans le Var, où elle vit toujours. Depuis qu’elle sait tenir un stylo, elle écrit… Après une scolarité sans histoire où il lui arrivait parfois de s’ennuyer, elle poursuit des études de droit tout en s’essayant à divers boulots, pas toujours gratifiants mais souvent formateurs. Parallèlement, elle se lance dans l’écriture d’un polar, son premier roman Terminus Elicius (Editions la Vie du rail, 2004) qui reçoit le Prix Marseillais du Polar en 2005.
Suivra Meurtres pour rédemption en 2006 qui a été sélectionné pour le Prix Polar Cognac.
En 2007, elle publie Les Morsures de l’ombre au Fleuve Noir, qui remporte en 2008 le prix Intramuros du festival Polar de Cognac, ainsi que le Prix SNCF du Polar 9ème édition et le Prix Polar Derrière les murs de Frontignan en 2009. Une adaptation au cinéma sera réalisée prochainement par Jean-Pierre Limosin.


Publié le 12 novembre 2009 aux éditions Fleuve Noir.

Le site de l'éditeur : http://www.fleuvenoir.fr

Frédéric Fontès

lundi 14 décembre 2009

Les Furies de Calderon de Jim Butcher

Vu toujours sur le blog de Milady :

Toutes nos excuses à ceux qui ont eu une fausse joie : cette actu n’annonce pas le retour des Dossiers Dresden* en librairie, mais l’arrivée d’une nouvelle œuvre de l’auteur : Le Codex Alera.
C’est durant le premier trimestre 2010 que vous aurez l’occasion de découvrir le premier tome de cet ambitieux cycle : Les Furies de Calderon. Si vous étiez habitués aux aventures urbaines de Butcher, sachez que cette nouvelle histoire vous emmène vers un monde de Fantasy certes plus traditionnel, mais tout aussi garni de bonnes idées.
L’histoire se déroule en Alera, une nation assez similaire à l’Empire Romain, où chaque citoyen est naturellement doté d’un certain degré de contrôle envers les forces élémentales. Ces esprits, les Furies, sont ainsi plus ou moins au service de Monsieur et Madame Tout-le-monde.
Tout le monde ? Non. Car il semblerait que pour le jeune Tavi, la Force soit tout sauf puissante. Par conséquent, l’adolescent vit en marge d’une société qui considère cette tare comme une aberration. Fort heureusement, le garçon a une intelligence affutée comme un rasoir, qui lui permet régulièrement de se sortir du pétrin. Et cela lui sera d’une grande aide puisqu’un guerre civile se profile. Et lorsque les deux camps ont la possibilité de s’affronter en faisant appel à la puissance des Furies… ben, vous imaginez facilement les dégâts.
Et ce n’est là que le début de l’histoire ! Tavi a un destin hors du commun et de nombreux obstacles se dresseront devant lui… Si vous désirez en savoir plus, Max, l’un de nos forumeurs suivant la série dans sa version originale, se fera un plaisir de vous aiguiller sur le sujet consacré à Jim Butcher. Sinon, vous pouvez aussi consulter le site officiel de l’auteur, pas avare en info, et proposant gratuitement la lecture des deux premiers chapitres du livre. En anglais, cela va de soit. Les réfractaires, eux, devront attendre 2010.
 Je reviendrai vous en parler quand j'aurai le livre entre les mains !

Frédéric Fontès

Dresden est de retour chez Milady !

Vu sur le site de Milady :
On vous avait promis de trouver une solution, la voici : les aventures d’Harry Dresden, le seul et unique magicien de Chicago, seront rééditées chez Milady !
Les multiples héroïnes d’urban fantasy de Milady n'ont qu'à bien se tenir ; car voici qu’un mâle vient marcher sur leurs plates-bandes ! Vous  étiez nombreux à attendre la venue chez Bragelonne du sixième tome des Dossiers Dresden. L’attente arrive à son terme... mais nous déménageons le cycle de Jim Butcher chez Milady !
C’est respectivement en février, mars et avril 2010 que seront rééditées en poche les trois premières aventures d’Harry. (Ce système de sorties successives sera utilisé de plus en plus, comme on a pu vous le dire une ou deux fois.) Les tomes 4 et 5 suivront très rapidement, puis ce sera au tour du fameux inédit, Rites de sang.
Pour l’occasion, sachez qu’on reprendra les illustrations originales de la série, dues à Christian McGrath, qui a aussi réalisé les couvertures de la trilogie de Richard Morgan.  Vous pouvez avoir une idée de son travail en allant visiter son site officiel.
Sur ce, rendez-vous en février (qui, soit dit en passant, verra également la parution chez Bragelonne des Furies de Calderon, du même Butcher) !
 Enfin, Dresden est de retour en 2010. Et je suis également curieux de découvrir sa nouvelle série, les Furies de Calderon !

Frédéric Fontès

dimanche 13 décembre 2009

Chronique : Chicago Way de Michael Harvey (Fleuve Noir)



Voilà ce que j'en disais en 2009 lors de sa sortie :

Mon avis sur Polars Pourpres :
Comment noter un roman qui réalise un sans faute, du début à la fin ? Qui présente des personnages attachants, réalistes et d'une épaisseur rare ? Un premier roman, qui vous embarque de la première à la dernière page à un rythme parfait ? Qui ne fait jamais l'erreur d'en faire trop et qui nous offre un final parfaitement maitrisé ? D'accord, ce n'est pas un chef d'œuvre mais il mérite largement le 10. Ruez-vous sur ce livre le 12 Mars 2009 !
Michael Harvey est le créateur, l'auteur et le producteur exécutif d’une célèbre émission télévisée américaine Cold Case Files [à ne pas confondre avec la série TV de France 2]. Il vit à Chicago où il y est également propriétaire d’un bar. Il connait donc parfaitement le travail d’investigation sur les dossiers classés et sa ville sur le bout des doigts. Associés à une belle verve (belle adaptation de Leslie Boitelle), ces éléments permettent de proposer aux lecteurs un premier roman maitrisé de bout en bout.

"— Une Guiness.
Calé sur mon siège, je savoure le rituel. Le verre, bien frais, est coincé contre le cuivre. Le jet s’écoule proprement. Après avoir rempli ma pinte aux trois quarts, la fille la dépose sur une boite en bois au-dessus de la pompe et, le temps que le breuvage repose, elle vide un cendrier, prend commande d’un petit déjeuner irlandais et sert une Smithwick’s. Quelques instants plus tard, elle finit de remplir mon verre avec un trait de Guiness aussi doux et mousseux qu’une crème de jour."

La caractérisation des personnages laisse sous le charme des différents protagonistes, la mise en place de l’histoire est efficace, les chapitres se succèdent sans temps mort et l’intrigue évolue de manière logique et compréhensible, en seulement 278 pages.
"En toute logique, la flicaille de Chicago devrait m’attendre à ma porte. Au lieu de quoi, j’y trouve le journal dominical et une blonde du samedi soir. Pas forcément dans cet ordre-là.
Elle m’éparpille un sourire aux quatre coins du paillasson. J’avance d’un pas pour m’en imprégner au maximum. Elle n’a pas encore ouvert la bouche et je me dis qu’il vaut mieux en profiter… J’ai raison."
Différents ingrédients permettent de savourer ce cocktail, qui peut être interprété comme étant une très jolie déclaration d’amour d’un romancier à la ville dans laquelle il vit désormais. Difficile de ne pas évoquer Michael Connelly et son héros Harry Bosch qui navigue également dans les eaux sombres des dossiers classés.
"Dans un silence soudain pesant, je sens le poids des années se matérialiser entre nous. Il ne s’agit pas de l’intimité amoureuse insouciante, ni d’une simple amitié. Une relation pareille ne peut se nouer qu’entre enfants. Peut-être l’avez-vous déjà vécue une fois mais, plus souvent, plus vraisemblablement, ça n’arrive jamais."
Peut être qu’un des éléments clefs dans l’identification du lecteur au héros, Michael Kelly, se produit quand l’auteur l'utilise pour s’adresser directement à nous. Cela arrive une fois dans l’histoire, il nous prend à témoin et nous permet à l’évocation de ce simple fait de nous souvenir. Comment parvenir à faire comprendre à son lecteur la clef d’une relation à la fois simple et compliqué entre deux personnages ? En sollicitant le lecteur et en faisant appel à son expérience. Définitivement le type de passage qui va permettre de conquérir le lecteur et lui permettre d’avoir une confiance aveugle en ce personnage.
"Je croise les jambes. Elle m’imite en mieux."
Et cette bienveillance va donner une petite touche particulière au roman. Ce mélange de douceur et de mélancolie va accompagner le lecteur du début à la fin et lui donner une seule envie : se ruer l’année prochaine sur The Filth Floor, second roman de l’auteur avec Michael Kelly, qui sera lui aussi publié par les éditions du Fleuve Noir.



Frédéric Fontès


La Ville des Vents de Michael Harvey


La Ville des Vents (the Fifth Floor) est le nouveau roman de la série de Michael Harvey qu'il consacre au Détective Privé Michael Kelly, à paraitre le 11 Mars 2010 aux éditions du Fleuve Noir.

Editeur : Fleuve Noir
Traduction : Leslie Boitelle
Date de parution : 11/03/2010
Prix : 18,50 €


Dans ce deuxième roman, le Détective Privé Michael Kelly est engagé par une superbe femme pour ce qu'il pense n'être qu'une simple affaire de violences conjugales. Son mari, Johnny Wood, la bat régulièrement et sa fille supplie Kelly de tuer son beau-père. L'affaire se complique quand Kelly fait le lien entre Wood et une scène de crime. En creusant un peu plus, cela va l'amener à découvrir un scandale qui remonte au grand incendie de Chicago de 1871. Pour corser un peu plus les choses, Johnny Wood est un membre de la puissante équipe municipale ...   The Fifth Floor étant l'étage au City Hall, où se trouvent les bureaux du Maire.

Je m'étais véritablement régalé avec le premier opus, Chicago Way, une pépite du genre, vivement Mars !
Le site de l'éditeur :  http://www.fleuvenoir.fr
Frédéric Fontès

Ce soir je vais tuer l'assassin de mon fils de Jacques Expert (2)




Frédéric Fontès

Chronique : Les Ruines - Scott Smith (Michel Lafon)

 Deux couples d’étudiants s’aventurent au cœur du Yucatán à la recherche d’un touriste mystérieusement disparu sur un site archéologique maya. Munis d’une carte griffonnée sur un bout de papier et de quelques bouteilles de tequila, ces jeunes gens en quête d’émotions fortes délaissent les plages de Cancún et débarquent dans une jungle hostile. « N’y allez pas », les supplie un chauffeur de taxi ; « N’y allez pas », leur répète un jeune villageois ; « N’y allez pas », leur martèle un inquiétant cavalier. Bravant les avertissements de tous, ils progressent dans ces territoires inconnus. Au péril de leur vie…
  • Broché: 394 pages
  • Editeur : Michel Lafon (9 février 2007)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2749906059
L'auteur ne trouve pas forcément le juste équilibre entre "action" et "psychologie des personnages", ce qui donne parfois de la longueur mais ce qui arrive aux personnages reste fascinant. On tourne les pages pour avoir des réponses que l'on n'aura pas forcément, ce qui est frustrant mais d'un autre côté, a-t-on besoin d'avoir réponse à tout pour se faire peur ?

On est donc partagé entre la frustration de ne pas connaitre le secret de ces ruines (le narrateur reste parmi le groupe, donc pas de point de vue du côté des mayas, pas de voyage dans le temps, etc) et le fait d'imaginer ce qui a bien pu se passer là-bas, au fil du temps.

Intéressante cette mise en parallèle de la communication, entre d'un côté, celle qui est impossible entre certains membres du groupe, puis entre le groupe et les locaux et de l'autre côté le groupe face à ce qui hante les ruines ... 



Ce que propose l'auteur avec cette "créature" est assez original : on sait déjà qu'à la base, certains "prédateurs" reproduisent des parfums, des formes et des couleurs pour attirer leurs futurs victimes. Le don d'imitation est une riche idée. Il y a quelques mois, sur le forum des CamHug, on parlait d'une vidéo montrant un oiseau fascinant : afin de nous montrer l'influence désastreuse de l'homme sur la nature, le réalisateur du documentaire filmait un oiseau capable de reproduire certains sons, afin d'épater sa compagne. Le soucis, c'est que plus l'homme se rapproche de l'oiseau, plus il pollue son environnement. Et donc l'oiseau se met à reproduire le bruit d'un téléphone portable, voir même le signal de fin de batterie de l'une des caméras qui le filme ... 

Donc l'idée de doter cette mystérieuse "créature" du don de reproduire des sons est fascinante, c'est une arme " de pointe" pour chasser ses victimes ...


Mon avis sur Polars Pourpres :
Malgré quelques longueurs qui auraient fait gagner un rythme supplémentaire au livre, on se retrouve piégé tant on est fasciné par ce qui arrive à ce groupe. Malgré les nombreuses questions sans réponses, le roman nous laisse le choix d'imaginer le "pourquoi du comment", et c'est tellement rare qu'un auteur nous accorde ce genre de liberté ! Scott Smith propose un nouveau type de prédateur qui fait froid dans le dos, tant on se demande comment on pourrait l'affronter et le mettre hors d'état de nuire ... 

J'ai eu l'occasion de me visionner le film. Bon casting, le film va vite. Ça manque tout de même d'un je ne sais quoi ... Il y a de bons apports, des changements pas forcément judicieux, comme un relatif happy ending. Mais c'est fun de se replonger dans l'ambiance du livre ! 

Frédéric Fontès